Madagascar se prête
bien au trekking, même si peu d'infrastructures sont prévues
pour. La marche reste la seule façon d'aborder un grand nombre
de régions et de sortir des sentiers battus. C'est aussi un très
bon moyen de rencontrer le peuple, de partager ses coutumes, ses repas,
sa vie.
Cartes topographiques. Les cartes les plus détaillées sont au 100000ème.
Inutile de les chercher en librairie, elles ne sont vendues que dans
les bureaux de l'Institut Géographique malgache, présents
dans la plupart des grandes villes. Cependant, je conseillerais de visiter
en premier le siège de Tananarive qui semble le mieux achalandé.
Ces cartes, uvre de l'IGN française, d'après des
relevés photogrammétriques de la fin des années
50, avant l'indépendance, sont lentement remises à jour.
Les cartes les plus anciennes semblent toujours d'actualités.
Les chemins dessinés sont encore empruntés sur le terrain,
enfin, pour ceux que j'ai parcouru. Il y a cependant des exceptions
; c'est le cas dans le nord du Massif du Tsaratanana, inhabité
et peu visité par les malgaches qui craignent les nombreux interdits
(fady en malgache) sur ses montagnes. Un sentier traversait le massif,
du nord au sud , entre Ambilobe et Mangindrano, en passant par le flanc
est du Maromokotro, le sommet de l'île. D'après les dires
des villageois, il fut tracé par l'armée française
et donc abandonné depuis l'indépendance, laissant la végétation
reprendre ses droits.
Par contre, il vaut mieux ne pas se fier aux cartes, en ce qui concerne
routes et ponts, en particulier sur la N5, qui n'a rien comme son nom
l'indique d'une nationale. Vous en saurez plus à ce sujet dans
les pages conseils.
Déplacement.
Il est facile de trouver un guide dans le village de départ,
pour quelques francs les malgaches se feront un plaisir de vous accompagner.
Mais rien ne vous empêche de partir seul à l'aventure avec
cartes et boussole, ce que je fais la plupart du temps. Les malgaches
se déplacent beaucoup, vous en croiserez souvent dans vos randonnées
qui vous renseigneront sur le chemin à suivre en cas de doute,
ou qui vous accompagneront un moment.
Les traversées de cours d'eau sont parfois un problème.
Quand la largeur du cour d'eau le permet, une "grosse" branche,
pas forcément droite, jetée là au travers, sert
de passerelles. La plupart du temps, il faudra se mouiller pour traverser.
Les sentiers sont parfois très étroits. Dans les montagnes,
ils sont souvent fortement pentus. Bien damés dans l'est humides,
ils sont de véritables patinoires et demandent attention et concentration.
Hébergement.
En règle générale on ne trouve ni hôtels
ni restaurants dans les villages de campagne, mais les malgaches sont
accueillants et vous proposeront facilement le gîte et le couvert,
ceci est d'autant plus vrais dans les régions les plus pauvres,
où l'on vous offrira le tout, sans rien demander en échange.
Par politesse et par usage, en arrivant dans un village, il est recommandé
de se présenter au chef du Fokontany (l'équivalent de
notre maire), qui après quelques questions, soit vous hébergera,
soit vous donnera la case prévue à cette effet, s'il en
dispose. Il vous faudra apprendre à dormir sur la natte, à
même le plancher, ce qui est monnaie courante, je dis ça
pour ceux qui ne peuvent se passer de leur confort.
Itinéraires. Trek
n°1; Massif du Tsaratanana, Ambilobe-Zarambavy-Anaborano, environ
110 km.+Zarambavy-Maromokotro-Zarambavy, environ 60 km Trek
n°2; Andapa-Antalaha, environ 70 km, possibilité à
la moitié de prendre une pirogue. Trek
n°3; Mananara-Manombo-Mananara, environ 60 km. Trek
n°4; Manambolosy-Sahavia-Manambolosy, environ 50 km.